Le carnet du naturaliste - N°52 - mai 2012
Proposé par l'équipe Animations et Conseils Horticoles de la Ville de Caen
Croquer un oiseau avant de lui donner un nom !
Au printemps, la nature se réveille et les premiers êtres vivants à se manifester sont sans aucun doute les oiseaux.
Le mauvais temps et la recherche de nourriture font de l’hiver une période difficile.
Avec le printemps, les plus discrets se montrent enfin et le défilé de matériaux en tous genres, indispensable à la confection des nids peut enfin commencer. La vie reprend pour notre plus grand plaisir : concert de piaillements, « course poursuite » et crêpage de « hupette »… la nature prend l’allure d’un insolite terrain de jeux !
Fidèles à votre jardin ou à votre balcon, merles et rouges-gorges sont de retour.
Mais quel est donc le nom de celui-ci, trop rapidement envolé pour que vous ayez eu le temps de le reconnaitre sur votre livre d’oiseaux ? Là est bien la difficulté : les oiseaux vous laissent rarement le temps de mener à bien vos « investigations naturalistes ».
Le croquis peut vous aider dans votre reconnaissance ornithologique.
Il vous permettra de nommer ce gazouilleur imperturbable perché dans votre haie, mais également de découvrir «les subtilités morphologiques» de vos voisins à plumes.
Aidé de votre guide ornithologique, familiarisez-vous avec les oiseaux les plus fréquents dans votre région.
Lors de vos premiers croquis, n’essayez surtout pas de reproduire ‘précisément’ la silhouette de l’oiseau que vous observez. Cela demande une certaine dextérité, et à n’en pas douter, l’oiseau sera envolé au deuxième coup de crayon ! Dessinez plutôt une forme "grossière" de l’oiseau, en indiquant toutefois sa taille, selon vos propres repères ou en le comparant à d’autres oiseaux que vous avez déjà identifié.
Ensuite, seulement l'observation plus détaillée peut commencer.
Comment sont ses pattes, plutôt longues ou courtes ? De quelles formes sont donc les griffes ?
A cet endroit, a-t-il une particularité, ergot ou plumes de couleur par exemple ?
Passons au bec maintenant, est-il court, long, crochu, fin, effilé… et la queue, est-elle plutôt longue, courte, relevée… ?
Bouquet final de cette explosion de détails : les couleurs. Est-il coloré ou pas, couleur franche ou en tache ? Représentez les différentes couleurs et leur place sur l’oiseau.
Enfin, au moment de l'envol, observez bien ses ailes : quelle est leur taille, leur couleur ?
Grace à ce dessin à main levée de votre "visiteur "à plumes, rapide et néanmoins précis, vous avez maintenant tout le temps de trouver son nom.
Tous ces détails observés vous apporteront bien plus qu’un simple nom ne peut le faire : un regard différent sur la faune qui vous entoure.
Et pourquoi ne pas mener l’expérience pour chaque « animal » que vous croiserez ?
Une belle curiosité qui vous réserve bien des surprises et des découvertes !
En mai, il flotte un parfum de muguet
Le Muguet, Convallaria majalis, fait partie de ces plantes qui marquent les saisons de leur apparition ! Egalement appelé "lys de la vallée" il est invariablement associé au mois de mai.
De la famille des liliacées, cette vivace cache sous terre sa souche rampante appelée "griffe".
Au printemps, il est tout à fait possible de la rencontrer à l’état sauvage dans de nombreux bois de l’hexagone. En effet, elle affectionne les endroits à demi-ombragé et les sols secs, frais et sableux.
Une fois en fleur, elle est facilement reconnaissable à sa tige et à ses deux feuilles érigées. Le doute n’est plus permis lorsque l’on hume le délicat parfum de ses blanches clochettes. Son inflorescence, sous forme de grappe est formée de fleurs retombantes et délicatement découpées qui apparaissent entre avril et juin. Attention toutefois aux fruits rouges de cette plante commune : ils sont toxiques.
On retrouve l'odeur du muguet dans les parfums féminins comme note de cœur, par exemple dans le célèbre Diorissimo ou encore pour parfumer les savons.
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