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Animations et conseils horticoles de la Ville de Caen

Les travaux de l'éco-jardinier
En mai

Proposé par l'équipe Animations et Conseils Horticoles de la Ville de Caen

Ne dites plus stop aux taupes !

Avec leur tendance à mettre le gazon et les planches de légumes sens dessus-dessous les taupes ne sont généralement pas très appréciées des jardiniers. Peu visibles, elles se manifestent par la présence de petite butte de terre, les taupinières.

Ces mammifères au pelage soyeux de couleur noire ou brun gris peuvent mesurer jusqu'à 17 cm. Leur museau très allongé et leurs yeux minuscules, rendant sa vision très difficile, leur donnent l’air « flegmatique ». Et pourtant, telles des pelles, elles utilisent leurs pattes, puissantes et munies de griffes pointues, pour creuser des galeries à travers les jardins.


En dépit des dégâts qu'elles provoquent, les taupes sont considérées comme des animaux « utiles » au jardinier.
Non seulement, les monticules de terre qu'elles fabriquent, fournissent une excellente terre, fine et travaillée, à utiliser en mélange pour les jardinières.
Ce sont des prédateurs très intéressants à avoir dans son potager puisqu’il leur faut chaque jour leur poids en nourriture ! Ainsi elles se nourrissent de vers, de courtilières, d'insectes, de vers blancs, de limaces... Et peuvent même s'attaquer aux nids de campagnols.

Les idées reçues sur les purins

"Les préparations à base de plantes sont inoffensives pour l'environnement !" FAUX
Le naturel n'est pas inoffensif. Un traitement à base de plantes contre les insectes (pucerons par exemple) aura également des conséquences sur la faune utile (coccinelles, abeilles, perce-oreilles…). Et s’il est moins nocif pour l’environnement et notre santé, il n'en reste pas moins actif. Par exemple « les décoctions de tabac » sont très toxiques et à déconseiller."Les plantes sèches sont plus efficaces que les fraîches!" FAUX
Elles ont la même efficacité. Toutefois, il est nécessaire que les plantes soient séchées dans de bonnes conditions. Ainsi elles ne doivent pas être récoltées après une grosse pluie et doivent être entreposées dans un lieu ventilé, sec, ombragé en ayant pris soin d’éliminer  au préalable toutes celles portant des traces de moisissures.

"L'eau de pluie est meilleure pour les préparations !" VRAI
Attendez quelques pluies, avant d’utiliser votre eau car celle qui descend des toits n'est pas pure à 100%, surtout dans les régions urbanisées. En outre, si vous récupérez l'eau dans des bacs en fibrociment, elle risque de devenir calcaire, ce qui n'est pas nécessairement du goût des plantes. Il est toutefois possible de corriger le ph de l'eau avec du vinaigre blanc en s'aidant de papier testeur de ph (on en trouve en pharmacie). Si vous utilisez l'eau du robinet, laissez-la reposer un jour ou deux pour éliminer le chlore.

Installez plutôt un récupérateur d’eau en plastique, il vous servira également pour l’arrosage de vos plantes et privilégiez des contenants en plastique pour préparer vos « mixtures ».

Le blanc n'est pas toujours synonyme de paix !

Bien que microscopiques, les champignons responsables de l'oïdium se repèrent très facilement vers la fin du printemps puis au cours de l'été. Ces dépôts farineux sont constitués d'un entrelacs de filaments mycéliens qui courent à la surface des tissus. Curieusement, ce champignon préfère rester à l'extérieur des plantes et se nourrit en enfonçant des suçoirs dans les cellules des feuilles ou des boutons. Dans un premier temps, les parties envahies se gondolent légèrement, puis elles se crispent (comme sur les rosiers ou les pommiers). En cas de fortes infestations, le feuillage peut entièrement se dessécher.
Sous le terme d'oïdium se cachent des champignons différents qui s’intéressent chacun à des plantes bien spécifiques. Ainsi « l'oïdium du rosier" n'ira pas coloniser la vigne, celui du « bégonia » ne se développera pas sur le fusain…

Celui du « Laurier cerise » est bien particulier : comme il est incapable de s'installer sur la face supérieure des feuilles à cause de leur revêtement cireux, il tapisse le revers. La plante cherche alors à se « défendre » en nécrosant les tissus attaqués qui finissent par tomber. Les feuilles se retrouvent alors criblées de trous d'où le nom « d'oïdium perforant ».

Lutter contre l’oïdium est difficile car une fois en place, le champignon ne se laisse pas facilement déloger. Il faut savoir qu’un temps chaud suivi d’humidité favorise son apparition. Afin de maitriser l’attaque, n’hésitez pas à couper les parties malades. Des préparations à base de souffre (lorsque les températures ne dépassent pas 25°C, sous peine d’entrainer des brûlures) ou de prêle peuvent être utilisées pour maîtriser les attaques.

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