
Encore plus d'espaces
pour la Paix
Depuis l'automne 2009, le Mémorial de Caen renouvelle plus de la moitié de ses parcours permanents.
• • •

Itinéraire de la mémoire
Depuis le 25 septembre 2010, Caen accueille pour un an le drapeau des villes médaillées de la Résistance. Un livret a été édité à cette occasion.
La paroisse Saint-Pierre située au coeur de la ville était la plus importante de la cité et le nombre de morts y était supérieur à 200 par an au début du XVIIIème siècle. L' "atrium Sancti-Petri" est mentionné pour la première fois en 1083 dans le cartulaire de l'Abbaye de Sainte-Trinité-de-Caen, mais l'origine saxonne du nom "Darnétal", laissait supposer une plus grande ancienneté du lieu, d'autant que différents éléments sculptés (dont la frise aux canards, exposée au Musée de Normandie), typiquement préromans avaient été retrouvés au siècle dernier en remployé dans la base d'un pilier du XIIIème siècle soutenant le clocher.
La fouille aura permis de mettre en évidence différentes phases d'occupation du site. La première consiste en un important réseau de fosses ayant très probablement servi à extraire du limon pour réaliser du torchis servant à la construction. Ces fosses ont été immédiatement comblées par différents composants dont des éléments céramiques datables entre le VIIIème et le Xème siècle. La seconde phase d'occupation correspond à la période romane ou le cimetière était alors bordé d'un mur construit en arc de cercle longé par une importante voie pavée en grès qui devait mener au Pont Saint-Pierre distant de quelques dizaines de mètres. En 1474 ce mur fut abattu et le cimetière agrandi aux dépends de celui-ci. Cette partie de cimetière fut utilisée jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, et 949 sépultures remontant pour certaines au VIIIème siècle ont pu y être fouillées.
Le site en cours de fouille avec le bas-côté de l'église saint-Pierre à gauche et la barbacane du château en arrière-plan. |