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SOMMAIRE
La cité artisanale Gardin / Un espace disparate et dévalorisé
La ZAC Gardin, un quartier de ville à l'identité bien marquée / Objectif et programme
Les derniers lots constructibles / Etat d'avancement de la ZAC
Pour en savoir un peu plus / Quelques données générales sur l'opération
Le site Gardin est resté pendant longtemps une zone naturelle "tampon" entre le centre historique et la Prairie. Fin 19ème, début 20ème, M. Gardin, qui a donné son nom au lieu, y développa une activité importante de bateaux lavoirs et séchoirs. A sa mort en 1816, ses propriétés, démantelées et loties, se couvrirent petit à petit de constructions. La Famille Hamelin y installa en 1864 les premières papeteries ainsi que leur propriété privée. En 1914, un plan de lotissement ouvrit le site aux activités en traçant de nouvelles rues : la cité Gardin se mit en place. |
L'après-guerre apporta des modifications importantes dans l'environnement immédiat de Gardin : création en 1946 du boulevard Yves Guillou, construction en 1951 du centre des Impôts. La mairie remplaça le lycée Malherbe (reconstruit en 1961 avenue Albert Sorel et boulevard Yves Guillou) dans les murs de l'Abbaye aux Hommes. Des équipements publics se sont installés successivement aux abords du site. Parmi les plus récents : le stade nautique et la patinoire, le centre de congrès, le Conservatoire National de Région, la bibliothèque.
Parallèlement, le tissu de la cité artisanale offrait un ensemble de bâtiments, sans grande valeur architecturale (hormis une maison dont les éléments de façades les plus intéressants ont été démontés) et très hétéroclites, sur un site de plus en plus intégré au centre-ville.
![]() Les espaces intérieurs de la cité, après les premières démollitions, ont été utilisés comme parking, 1992 |
La Ville intégra dans les documents d'urbanisme, dès 1974, un nouveau zonage en vue d'une restructuration du site par changement de destination. L'Etat prépare la maîtrise foncière en acquérant des terrains, relayé ensuite par l'établissement public foncier (EPBS puis EPFN). La Ville engage à partir de 1988 une réflexion sur les conditions de cette reconquête. En 1989, la Ville désigne Adrien Fainsilber comme architecte urbaniste conseil de l'opération, assisté de Sylvain Mersier. En 1992, la Zone d'Aménagement Concerté est créée. L'objectif fixé est d'apporter dans ce nouveau quartier, une mixité entre les logements collectifs (privé et social), les équipements et les activités de natures diverses (publiques et privées).
La ZAC Gardin était née. Le périmètre opérationnel fixé à 5,8 hectares inclut l'ancienne cité artisanale, le parking de la patinoire et une maison et son parc situés au sud en vue d'ouvrir l'opération sur la Prairie.
Situé entre l'avenue Albert Sorel, le boulevard Bertrand et la Prairie, à deux pas de l'Abbaye-aux-Hommes et du centre commerçant de Caen, le site de Gardin occupe un emplacement de choix en cœur de ville. Pour cette raison, orienter le principe général de l'opération vers un caractère très urbain a été une évidence. Les constructions reprendront les gabarits de hauteur de la reconstruction, en alignement d'espaces publics généreux.
Au départ, les surfaces devaient être réparties par tiers entre les bureaux, les équipements et l'habitat.
Au terme de l'opération, les logements occuperont plus de la moitié des surfaces. L'opération comptera environ 600 logements (dont 447 livrés entre 1998 et 2004) soit environ un millier d'habitants. L'offre en accession et locatif privé est complétée par trois opérations en locatif social (Caen Habitat, la Plaine Normande et bientôt La Foncière Logement), totalisant environ 110 logements.
L'opération accueille des administrations importantes (le Palais de Justice, la Trésorerie Générale et les bureaux du Conseil Général du Calvados) ainsi que deux équipements de proximité (halte garderie "Mandarine" de 20 places et un club pour personnes âgées). Ces équipements représentent un tiers des surfaces réalisées. En complément, près de 8 000 m² sont occupés par des commerces (moyenne surface alimentaire, coiffeur, institut de beauté, restauration, opticien, …) ainsi que des surfaces de bureaux prisées par les professions libérales, notamment en lien avec le Palais de Justice.
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1997 : Palais de Justice (A) |
Répartition des éléments de programme
| Bilan de l'opération | Tranche 1 réalisée |
Tranche 2 estimation |
Ensemble de l'opération |
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| Toutes destinations Équipements de proximité Administrations Commerces, bureaux, activités privées Logements collectifs |
63 534 m² shon 545 m² shon 21 135 m² shon 8 051 m² shon 33 803 m² shon |
18 000 m² shon - - 4 600 m² shon 13 400 m² shon |
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Nombre de logements |
445 80 |
155 30 |
600 110 |
Un soin très particulier est porté sur la signature architecturale et les prescriptions définies avec l'architecte conseil contribuent à donner une cohérence générale et une identité contemporaine propre à ce nouveau quartier : utilisation de la tonalité pierre de Caen, arcades sur deux niveaux, derniers étages en retrait, principe d'avant/arrière plan, larges ouvertures, …
![]() L'architecture des bâtiments et le travail sur les espaces publics fixent un cadre urbain affirmé au quartier et une signature qui lui est propre |
Les espaces publics sont dimensionnés généreusement et sont conçus comme éléments structurants du quartier. Ils représentent près de la moitié de la surface (46 %, soit 2,7 hectares sur les 5,8 ha de la ZAC). Ces espaces sont à usage des piétons et des modes doux principalement, le stationnement privé comme public étant géré en souterrain.
Un mail piétonnier (avenue de l'Hippodrome) au gabarit généreux (34 mètres de largeur), relie le boulevard Bertrand au boulevard Yves Guillou et à la Prairie. Il est appelé à se poursuivre par un cheminement piéton à travers le parc du Conseil Général jusqu'à la place de la République et l'hyper centre (une réserve a été inscrite au POS). |
Un cheminement piéton en cœur d'îlot permet de relier l'avenue Sorel et la place Gambetta. |
La requalification du parvis de la patinoire a commencé avec la création d'une nouvelle voie d'accès. Elle se poursuivra par l'aménagement d'une place et la réorganisation du stationnement. |
Suite à une demande formulée en réunion publique, un espace de jeux pour les enfants a été créé rue Grusse.
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L'aménagement de la ZAC a également intégré la requalification de la rive sud du boulevard Yves Guillou et la réalisation de la voie verte en bordure de la Prairie.
La tranche 1 s'est terminée en 2006 par la finition des abords des bureaux du Conseil Général.
Le prolongement en aménagement provisoire de l'avenue de l'Hippodrome permet aux piétons d'accéder plus directement depuis la Prairie à Gardin et au centre-ville depuis la mi 2004 sur 15 mètres de largeur et à compter de 2007 sur la totalité de la largeur.
A l'issue d'une consultation d'une vingtaine d'opérateurs, les trois derniers lots constructibles ont été attribués à SE.DEL.KA (société caennaise) pour les lots E1 et E2 et CIRMAD Prospectives (société de Rouen) pour le lot F (cf délibérations du Conseil Municipal du 28 janvier 2008).
Ces opérations devront répondre à des exigences fortes en matière environnementale.
Les lots E1 et E2 seront réservés à l'accession de standing, avec en très grande majorité des propriétaires occupants. Une partie des logements (10 %) sera destinée aux familles dont un membre souffre d'un handicap. Le lot F sera réalisé par CIRMAD qui revendra la moitié des logements (soit environ 30 logements) à la Foncière Logement (bénéficiaire du 1 % patronal). Ces logements seront loués à des personnes soumises au plafond PLS et PLUS (prêts locatif social et locatif à usage social). La seconde moitié des logements sera réservé à l'accession, privilégiant également les propriétaires occupants. |
- Attribution des lots : janvier 2008
- Dépôt des permis de construire des trois lots restants : second semestre 2008
- Engagement des travaux : second semestre 2009
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Livraison des opérations : début à mi 2011
La ville de Caen assure en régie l'aménagement : les études urbaines et techniques, la viabilisation des terrains et l'aménagement des espaces publics. Elle cède les lots à des opérateurs après une mise en concurrence et sur la base de prescriptions architecturales exigées. Ces opérateurs assurent la réalisation et la commercialisation de leur opération.
Adrien Fainsilber assisté de Sylvain Mersier
Surface de l'opération : 5,8 hectares, dont 3,1 ha de surfaces privées et 2,7 ha d'espaces publics (voiries comprises)
Nombre de logements : environ 600 logements à terme dont 110 environ logements locatifs sociaux
Espaces publics : mail piétonnier (34 mètres de largeur sur 320 de long), place publique centrale de 2 800 m²
Type d'activités installées : équipements publics (halte garderie, club pour personnes âgées, bureaux du Conseil Général, Trésorerie Principale, Palais de Justice), commerces (optique, brasserie, restauration rapide, institut de beauté, coiffeur, maître d'œuvre en bâtiment, agence immobilière, moyenne surface alimentaire, …), professions libérales (avocats, expert-comptable, ordre des avocats, …).